Cheval de Guerre Niels Arestrup, Steven Spielberg, Kathleen Kennedy
Abaca

Cheval de Guerre revient à la télévision.

A l'occasion de la sortie au cinéma de Cheval de Guerre, en 2012, Steven Spielberg avait répondu aux questions de Première, parlant tour à tour de John Ford, de Sophie Marceau, de ses projets à venir (Lincoln en tête) et de son envie de tourner une comédie musicale. Une interview à (re)lire en attendant la diffusion du film de guerre ce soir sur France 5... et la sortie de sa version de West Side Story, prévue pour cet hiver au cinéma.

Interview du 21 février 2012 : Venu quelques jours en France pour présenter Cheval de Guerre, son adaptation du roman de Michael Morpugo, qui retrace la Première Guerre Mondiale à travers le parcours d'un cheval, Steven Spielberg a accordé un long entretien au magazine Première. Il livre par exemple sa rencontre incroyable avec le cinéaste John Ford, mais aussi la raison pour laquelle il a choisi l'acteur Niels Arestrup pour incarner l'un des personnages principaux de son nouveau film. S'il concède qu'il a réalisé l'un de ses rêves de réalisateur en mettant en scène Tintin et le secret de la Licorne, il avoue avoir d'autres défis à relever, comme celui de réaliser une comédie musicale.Voici quelques extraits de l'interview.

Première : La structure de Cheval de Guerre est très étonnante. Cet animal qui passe de main en main… C’est Winchester '73, mais avec un cheval à la place du revolver. Vous aviez pensé à cette analogie entre les deux films ?
Steven Spielberg : Non, ça ne m’est pas venu à l’esprit. Je connais bien ce film, pourtant.  Shelley Winters, Dan Duryea, James Stewart… Mais je n’ai pas fait le lien. En tout cas, une chose est sûre : c’est plus facile de demander de jouer la comédie à un cheval qu’à un revolver !

Comment Niels Arestrup se retrouve-t-il dans Cheval de Guerre ?
J’ai adoré Un prophète, l’un de mes films préférés de ces dernières années. Je l’ai vu trois fois. J’avais rencontré Niels à Paris lorsque je cherchais des acteurs pour Munich, je venais de le voir dans le film de Sophie Marceau, Parlez-moi d’amour. Entre parenthèses, je tiens à dire que ça a été une révélation pour moi de découvrir Sophie réalisatrice, elle a su tirer une performance incroyable de Niels… Il était donc sur mon radar depuis longtemps. Je suis ravi d’avoir pu enfin travailler avec lui.

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Cheval de guerre et Les Aventures de Tintin sortent à quelques mois d’intervalle, ce qui n’est pas une première dans votre carrière… Tout le monde se pose la question, Steven : comment réalise-t-on deux films à la fois ?
On ne les fait pas en même temps, déjà ! Ce serait le désastre assuré. Simple question de timing : le processus d’animation sur Tintin a duré trois ans et, pendant que les ordinateurs travaillaient, j’ai eu le temps de réaliser Cheval de guerre. Ce n’est qu’un hasard de calendrier si les deux films sortent presque simultanément. Mais c’était effectivement déjà arrivé avec Poltergeist et E.T., ou Amistad et Le Monde perdu… Qu’est-ce que je peux dire ? J’adore travailler !

Tintin était votre « dream project », le film dont vous rêviez depuis longtemps sans pouvoir le concrétiser… Et maintenant ? Il vous en reste d’autres ?
Je ne désespère pas de réaliser un jour une grosse comédie musicale à l’ancienne. Le défi de raconter une histoire en musique me démange toujours.

Bande-annonce de Cheval de Guerre

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